La gynécomastie se traduit par un développement excessif des glandes mammaires chez l'homme, et souvent responsable d'une grande gêne esthétique et de l'émergence de certains complexes.

La vie intime de l'homme peut en être perturbée, car une poitrine volumineuse chez l'homme peut être synonyme de féminité.
La gynécomastie de l'homme est la conséquence de multiples facteurs, dont notamment le vieillissement où il existe une baisse de testostérone.

La gynécomastie en bref, est le gonflement des seins chez l'homme, unilatéral ou bilatéral.
La prise en charge d'une gynécomastie constatée commence nécessairement par la détection de la cause.
Il existe deux types de gynécomastie :

gynécomastie glandulaire

gynécomastie graisseuse

Le traitement d'une gynécomastie peut être soit médical soit chirurgical.
La lipoaspiration est une méthode pratiquée au cas où le contenu des seins est uniquement constitué de graisse. C'est la fausse gynécomastie.

La vraie gynécomastie ou gynécomastie véritable, se caractérise par une hypertrophie de la glande mammaire, qui ne peut être aspirée.
Cette indication nécessite l'intervention de l'acte chirurgical qui consiste à retirer l'excès de glandes. À prendre en considération :

la taille du sein

l'élasticité de la peau

L'intervention est pratiquée sous anesthésie générale pour une durée d'une à deux heures.
La pose d'un drainage aspiratif ( Redons) et d'un pansement compressif, seront nécessaires à la fin de l'intervention.

Certaines gynécomasties disparaissent souvent spontanément. En fait, l'évolution dépend de l'étiologie.
Cependant, face à un degré de fibrose important, la régression ne sera pas obtenue même si la cause de la gynécomastie est traitée par un substitutif androgénique. La fréquence de la gynécomastie augmente avec l'âge.

L'augmentation du volume mammaire ne suffit pas à diagnostiquer une gynécomastie.Un bilan étiologique est toujours nécessaire et dépend du contexte.

La gynécomastie masculine ressemble à une réduction mammaire chez la femme. Le bénéfice de l'intervention réside dans le gain psychologique.En effet l'homme qui se débarrasse de seins volumineux, se réconcilie avec sa virilité et retrouve enfin un torse tonique et musclé.

Mais certains hommes pourtant incommodés par une gynécomastie, n’ont pas le courage d’envisager la solution chirurgicale, de peur des suites opératoires et des séquelles cicatricielles.
C’est ne pas reconnaître les vertus de la chirurgie esthétique dont les techniques ont nettement évoluées faisant de la gynécomastie une chirurgie ambulatoire ordinaire et sans risque postopératoire.

Gynécomastie homme

La gynécomastie est une chirurgie destinée uniquement à la gente masculine.
Les hommes autant que les femmes, se soucient de leurs seins.
Le gonflement des seins chez les hommes est considéré comme une disgrâce mal vécue par rapport à ce que représente un torse ferme synonyme de virilité et de sportivité, d’où le recours de milliers d’hommes vers la chirurgie des seins , dans le but de bénéficier d’un effet esthétique , valorisant, une manière de se sublimer par rapport au regard des autres.
Une gynécomastie est une prolifération bénigne de la glande mammaire chez l'homme.
Autrement dit, le résultat d'un déséquilibre entre les androgènes et les œstrogènes.
Elle apparaît à différents stades de la vie (naissance, adolescence, sénescence). Elle est donc soit physiologique soit la conséquence de la prise de médicaments ou de maladie provoquant une diminution des androgènes contre une élévation des œstrogènes.
Plus simplement, chez l'homme, la testostérone est fabriquée dans une proportion de 95% par les cellules testiculaires.
Une gynécomastie apparaît fréquemment chez le petit enfant, l'adolescent et l'homme âgé.
Entre 60 et 90% des nouveaux nés ont une gynécomastie transitoire.
50 à 70% des adolescents présenteront une gynécomastie avec un pic à l'âge de 13 à 14 ans.
La gynécomastie de la puberté régresse le plus souvent spontanément.
Elle persiste par contre plus tard de l'ordre de 10%.
Ce qui explique la gynécomastie chez l'homme adulte.
Près de 50% des hommes de plus de 50 ans ont une gynécomastie. La raison est que, au fil des ans, on assiste à une augmentation de la masse grasse.
Il existe divers types de gynécomastie :
- gynécomastie non physiologique
Plusieurs pathologies sont susceptibles d'entraîner une gynécomastie (déséquilibre entre l'action des œstrogènes et des androgènes).
- gynécomastie physiologique

Une gynécomastie peut résulter également d'une insuffisance rénale.
La gynécomastie peut aussi être le résultat de prise d'un certain type de médicaments.
Le diagnostic différentiel fait apparaître qu'il faut distinguer entre la vraie gynécomastie et la pseudo gynécomastie ( lipomastie). Cas détecté souvent chez les obèses.
L'examen d'une gynécomastie se fait par palpation. Une vraie gynécomastie apparaît comme une petite masse tissulaire, élastique, ferme ou molle et située de façon concentrique par rapport au mamelon et à l'aréole.
Une gynécomastie est unilatérale auprès de la moitié des patients.
Il est difficile lors de l'examen de distinguer entre une vraie gynécomastie et une lipomastie.
Le recours à la mammographie ou à l'échographie est indiqué.

Adipomastie ou gynecomastie comment savoir

La gynécomastie ne nécessite pas une consultation pour le nouveau né et l'adolescent.
Dans le cas de l'adolescent, si la gynécomastie persiste plus d'un an ou deux, et si le gonflement est important, il est par contre utile de consulter auprès d'un médecin généraliste ou spécialiste des hormones (endocrinologue).
Chez l'adulte, en cas de gonflement des glandes mammaires, d'un seul côté ou des deux côtés à la fois, il est également conseillé de consulter un médecin.
Il faut toujours lire les notices lors de prise de médicaments, dont certains sont susceptibles d'entraîner une gynécomastie.
Dans ce cas, le médecin peut changer de traitement.
Lors de la consultation et dans le cas d'un gonflement sous les mamelons, le médecin procède à une palpation.
Il examine également les testicules, car ces organes sont impliqués dans le fonctionnement hormonal.
Une gynécomastie peut résulter d'une anomalie à ce niveau.
Le plus souvent, des examens complémentaires sont nécessaires pour un diagnostic plus juste (échographie, mammographie).
Le traitement médical d'une gynécomastie doit intervenir dans les six à 12 premiers mois de l'apparition d'une gynécomastie anormale, tant que la glande reste sensible et gonflée.
Le traitement peut ne pas parvenir à faire disparaitre le gonflement. Mais le traitement est aussi celui de la cause, comme l'arrêt de la prise de médicaments, responsables de la gynécomastie.
Dans 80% des cas, certains médicaments permettent de réduire le volume de la glande.
Le traitement chirurgical permet à un homme atteint de gynécomastie de se faire ôter la glande mammaire. L'effet est esthétique.
La cicatrice est placée autour de l'aréole. Elle est discrète voire invisible après une bonne cicatrisation.
Il existe également des techniques d'aspiration avec une cicatrice sous l'aisselle.
Les principaux symptômes de la gynécomastie sont : 
- gonflement de l'un ou des deux seins, proportionnellement ou non
- sensibilité au toucher
- douleur plus ou moins prononcée
Le diagnostic de la gynécomastie a pour but de s'assurer qu'il s'agit bien d'une augmentation de la glande mammaire et non de la présence d'un amas graisseux, comme c'est souvent le cas chez les hommes en surpoids.
L'intervention chirurgicale va permettre au chirurgien de procéder à une ablation de la glande mammaire, puis à une correction du torse.
En vue d'une adipomastie, une liposuccion ou lipoaspiration suffit. Surtout s'il s'agit d'une forme mixte.
Dans ce cas, l'exérèse de la glande mammaire est associée à la lipoaspiration.
Quelle que soit la technique choisie par le chirurgien, les risques ne sont pas à écarter.
Dans tous les cas, il faut faire confiance au chirurgien pour choisir la meilleure technique.
La durée d'une correction de gynécomastie varie de 20 minutes (gynécomastie graisseuse) à une heure (gynécomastie véritable) et qui nécessite le retrait de la glande mammaire associée à un excès cutané important.
De cette manière, la réduction de la poitrine chez l'homme, concerne la glande et la graisse, compte tenu de proportions variables.
La durée de l'hospitalisation est différente d'un patient à un autre, mais s'effectue sur une journée.


Opérartion gynecomastie


La gynécomastie est une intervention dont les suites sont faciles à supporter.
Suite à une lipoaspiration, les douleurs ressemblent à des courbatures normales, mais dans le cas d'un retrait de glandes associé à une lipoaspiration, il convient de prendre des antalgiques pour calmer la douleur durant les premières 24 heures.
Il est normal que des ecchymoses et un œdème surviennent sur la zone traitée.
Il ne faut pas se faire des soucis car ils disparaissent et se résorbent peu à peu.
Le geste essentiel sera une désinfection quotidienne les premiers jours.
La convalescence requiert quelques précautions.
Il faut éviter la reprise des activités physiques ainsi que la manipulation des charges lourdes.
Les cicatrices exigées par l'intervention seront vécues selon la technique chirurgicale utilisée mais aussi et surtout selon les prédispositions physiologiques du patient, à savoir l'âge, la qualité cutanée, la pigmentation.
Généralement, les cicatrices sont cachées dans le pourtour de l'aréole, sur le pigment le plus foncé.
La résorption de la cicatrice s'effectue au bout de dix à douze mois, délai nécessaire pour la maturité cicatricielle.
Plus exactement, il faudra patienter quelques semaines pour que tout rentre dans l'ordre, le temps nécessaire pour que l'œdème se résorbe, que la peau se rétracte et que le sein épouse définitivement le muscle pectoral.
Suite à une gynécomastie mixte bilatérale, la cicatrice enfouie au pourtour de l'aréole, sera invisible au bout de quelques semaines.
Au préalable, et lors de la première consultation préopératoire, le chirurgien vous fera découvrir les contre-indications importantes à cette chirurgie :
- la chirurgie n'est pas nécessaire si la cause de la gynécomastie est identifiée et peut être prise en charge par un traitement médical.
- les antécédents de phlébite ou d'embolie pulmonaire écarteront l'option opératoire.
- chez certains patients fumeurs, le tabac augmente le risque de nécrose cutanée, ce qui regarde où complique la guérison de la cicatrice. C'est la raison pour laquelle il est interdit de fumer un mois avant l'intervention et un mois après.
En postopératoire, le pansement compressif appliqué à la fin de l'intervention, sera enlevé le lendemain. Il sera remplacé par un gilet de contention qui favorise la rétractation cutanée et la cicatrisation.
L'exposition au soleil de la zone opérée est interdite le mois qui suit l'opération. Toutefois, la protection peut être assurée par un écran total indice 50.
La douche est autorisée le lendemain de l'intervention mais avec un savon doux.